Newsletter

Obligatoire *

 Vous inscrire
 Vous désinscrire

Veuillez indiquer votre email

 

La gestion publique de l'eau
à la fête de l'humanité

PostHeaderIcon Mais quelle mouche a-t-elle donc piqué André Santini ?

Communiqué d’Eau publique Nord Essonne

Dans un communiqué en date du 22 juin dernier, le Syndicat des Eaux d’Ile-de-France, attaque les élus du Parti de Gauche et d’Europe Ecologie – les Verts siégeant au Sedif, en les accusant de déni de démocratie au motif que ceux-ci expriment leur opposition à la politique menant par son président, André Santini. Il nous semblait que le respect l’opposition était la moindre des choses en démocratie. Peut-être nous sommes-nous trompés.
Le communiqué évoque également « l’exemple désastreux de la Régie des Lacs de l’Essonne, administrée par les élus du Parti de Gauche, qui laisse aujourd’hui une dette de 10 millions d’euros, sans avoir fait aucun investissement ».

Nous savions que le maire de Viry-Châtillon, Jean-Marie Vilain, issu de l’UDI, était sur le sujet de la régie Eau des Lacs de l’Essonne, un menteur patenté (voir ici). Mais nous ignorions qu’il partageait ce défaut avec son compagnon de parti André Santini.

En effet, ce n’est pas la première fois, ni probablement la dernière, que nous devrons condamner des déclarations calomnieuses et mensongères visant à discréditer la régie Eau des Lacs de l’Essonne et son ancien partenariat avec Eau de Paris.

Lire la suite...

 

PostHeaderIcon Le PS, l’UMP, le gouvernement, le Maire, tous coupables: les fossoyeurs de l’Hôpital

Voilà des années que notre hôpital est dans le collimateur. Après avoir fermé les services de chirurgie et de maternité, les mensonges se sont honteusement succédé.

Il y a ceux, comme l’ancien Maire, qui nous ont promis que le service de maternité rouvrirait.

Il y a ceux qui, comme le nouveau Maire, se voulaient faussement rassurants tout en faisant visiter les terrains aux promoteurs : lors d’une question que nous avions posée l’an dernier au conseil municipal, il nous assurait, en tant que président du conseil de surveillance de l’hôpital, que les urgences étaient rentables et qu’il était hors de question de laisser l’offre de santé se dégrader et de le laissait fermer. Notre hôpital était sauvé ouf !

Lire la suite...

 

PostHeaderIcon Réforme des collèges - Soutien aux parents d'élèves : manifestons samedi !

La FCPE et le SNES-FSU appellent à un rassemblement

En dépit du passage en force de ce gouvernement, l’opposition à la réforme du collège n’a cessé de s’élargir. La FCPE appelle à un rassemblement samedi 4 juin dans la Grande rue de Juvisy a 11h vêtus de rouge. Nous nous joignons à cet appel.

Explications

Service public en péril
La réforme du collège c’est d’abord la fin de l’égalité de traitement des élèves. Desormais, il est possible, dans deux collèges différents, de voir dispensé dans l’un trois heures hebdomadaire de français en 5e quand dans l’autre les élèves du même niveau recevront une heure et demie de ce même enseignement chaque semaine.
Après la réforme des rythmes scolaires au primaire, Hollande poursuit le processus de territorialisation du service public d’éducation. A l’unité du cadre républicain, il substitue une mosaïque de situations locales plaçant les familles dans une situation de dépendance vis à vis du choix des établissements dans lesquels leurs enfants seront scolarisés. Il met en péril la continuité du parcours éducatif des élèves amenés à changer d’établissement au cours de leur scolarité au collège.
L’institution d’un enseignement à géométrie variable s’annonce aussi comme le préalable à la mise en concurrence. Chaque collège tentera d’attirer à lui les élèves en « vendant » aux parents sa singularité. En instituant une logique de l’ « offre » dans le domaine éducatif, la réforme du collège préfigure la constitution d’un véritable marché scolaire et avec lui le creusement des inégalités.

Lire la suite...

 

PostHeaderIcon Monsieur le maire, seriez vous incompétent, menteur et acteur d'un choix pourri ?

 

PostHeaderIcon Une extension de la régie publique Eau des Lacs de l’Essonne est possible

Dans l’article d’Essonne info, Messieurs Vilain et Sauerbach évoquent une mauvaise gestion et une dette de 9,8 millions d’euros. C’est faux, puisque la dette correspond à des emprunts pour des investissements sur 15 ans, sur 20 ans ou 40 ans. Par conséquent, la régie n’a pas à payer 9,8 M€ maintenant : l’échéance des paiements est étalée dans le temps pour que les Castel-Virois remboursent les emprunts sur plusieurs générations. En effet, les infrastructures (tuyaux) tiennent 80 ans. Par ailleurs, les exercices sont tous excédentaires.

La régie n’est pas surdimensionnée : les 3 pompes de la station de surpression à Ris-Orangis étaient indispensables pour remplir le château d’eau avec l’eau de l’aqueduc du Loing, de telle sorte qu’il y ait suffisamment de pression pour alimenter Viry-Châtillon en eau de Source avec Eau de Paris (42 cts m3) et plus avec de l'eau de Seine avec Suez (89 cts par m3).

Les tuyaux de branchement avec Eau de Paris sont dimensionnés de 80 cm de diamètre et non de 60 cm pour ne pas agir en égoïste et prévoir de pouvoir aider des voisins passés en régie comme Evry ou qui se posent la question comme les villes du Val d'Orge. L’objectif des 80cm étaient donc de permettre aux générations futures d’avoir une distribution d’eau publique pour d’autres communes qui le souhaitent et envisager une extension avec Evry Centre-Essonne, la communauté d’agglomération du Val d’Orge (CAVO), ou la CALPE.

Ainsi, une extension de la régie publique aux territoires des villes d’Evry Centre Essonne, de la CAVO ou de la CALPE est possible et souhaitable.

Evry Centre Essonne est passée en régie publique en 2013 pour la distribution, pas pour l’achat d’eau, que l’intercommunalité achète à la Lyonnaise des Eaux bien plus chère (70 cts par m3) que l'achat à Eau de Paris (42 cts par m3). La communauté d’agglomération Val d’orge a décidé de passer en régie publique. Elle aura le même problème qu’Evry Centre Essonne. Les communes de la CALPE, qui entreront dans le Grand Paris pourront également décider de passer en régie publique, et donc de s’associer avec la régie Eau des Lacs de l’Essonne.

Alors que Suez fait toujours grimper les tarifs de l’eau de 4 à 6 % par an, le branchement avec Evry Centre Essonne, la CAVO ou la CALPE avec Eau des lacs de l'Essonne et Eau de Paris est une vraie alternative. Les tarifs de l’eau resteraient de 40% inférieurs à la moyenne départementale, et une telle extension permettrait de mutualiser l’amortissement des investissements de la régie publique Eau des Lacs de l’Essonne avec plus d'usagers. Par conséquent, ce serait moins cher pour les usagers des communes voisines que de rester en contrat avec SUEZ ou de construire leur usine de potabilisation.

En refusant cette option, Messieurs Vilain et Sauerbach permettent aux multinationales de l’eau de continuer leur augmentation annuelle sur la facture d’eau, de l’ordre de 4 à 6 % par an. Messieurs Vilain et Sauerbach désavantagent également les Castel-Virois en empêchant de mutualiser l’amortissement des investissements avec plus d'usagers. Seraient-ils donc vraiment les bénéficiaires des notes blanches de Vae Solis pour nuire et faire échouer la régie publique Eau des Lacs de l’Essonne ? Monsieur Sauerbach, aujourd'hui président de la régie publique Eau des lacs de l'Essonne fut le chef de cabinet adjoint de Monsieur Jego, cité dans les notes de Vae Solis.

Vivien Rebière, porte-parole du Collectif Eau Nord Essonne

Bernard Maurin, porte-parole du Collectif Eau Viry-Chatillon, membre fondateur de la régie publique Eau des Lacs de l'Essonne et vice-président de son Conseil d'administration jusqu'en mars 2014

Pour plus d’informations :

http://www.eaudeslacsdelessonne.fr/pdf/etuderegie.pdf
http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/84058/viry-chatillon-regie-publique-prend-leau/
http://www.landot-avocats.net/equipe/associes/
http://www.lettreducadre.fr/11335/epuises-les-maires-defendent-une-autre-conception-du-territoire/
http://www.landot-avocats.net/wp-content/uploads/2014/11/CV-Yann-LANDOT.pdf
http://ni.fusacq.com/buzz/seche-environnement-cession-des-activites-de-conseil-en-environnement-news295.html
http://www.actu-environnement.com/ae/news/28.php4
http://www.filiere-eau-info.com/hydreos-a-un-nouveau-president/
http://www.hydreos.fr/fr/organisation
http://www.marianne.net/Comment-une-multinationale-a-voulu-destabiliser-un-elu-du-Parti-de-gauche_a220420.html
http://www.marianne.net/Essonne-la-Lyonnaise-des-eaux-accusee-de-trafic-d-influence_a220836.html
http://www.marianne.net/Voyage-en-Lyonnaise-des-eaux-troubles_a220849.html
http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/manip-sur-le-net_727555.html

 

 

PostHeaderIcon En 2015, ça augmente!

Tout augmente : les tarifs SNCF, le prix des timbres, le prix du gaz. Tout ? Non! Les salaires résistent toujours et encore à cette augmentation!

Cela n'a pas empêché le Maire de Viry-Chatillon d'augmenter, lui aussi, les tarifs lors du dernier conseil municipal. Cela doit être pour "protéger les Castelviroi-se-s".

On se souvient que les conseillers municipaux de gauche ont récemment dénoncé une première série d'augmentation des tarifs scolaires, culturels et sportifs imposée aux ménages Castelviroi-se-s par la municipalité.

Aujourd'hui, une nouvelle série d'augmentation des tarifs municipaux ouvre l'année 2015.

Petite revue de ce qui va augmenter pour les Castelviroi-se-s :
Le Maire ne cesse de vanter, à raison, le dévouement et la compétence du personnel communal. Ce personnel se voit remercié avec une augmentation de 2% des tarifs de la restauration. Les aînés et les enfants subiront le même sort.
Après avoir imposé une tarification des Temps d'Activité Périscolaire, ceux si sont augmentés de 2%. Mais ce n'est pas tout, puisque le municipalité à décidé de créer un tarif majoré de 20% pour les familles qui y laisseraient leurs enfants sans les avoir inscrits au préalable. Les familles dont les horaires de travail ne permettent pas forcément d'être ponctuel pour la sortie de l'école apprécieront !
Les familles apprécieront également l'augmentation de 2% du tarif des centres de loisirs ainsi que sa majoration de 20% pour les familles qui y laisseraient leurs enfants sans les inscrire. Les imprévus vont décidément coûter bien cher aux Castelviroi-se-s!
Les classes de découverte ainsi que les séjour de vacances à la Barre-de-Monts augmenteront également de 2%.

Le Maire, qui se veut le grand défenseur du commerce local, a également imposé une augmentation de 2% des tarifs du marché pour les commerçants. Cette mesure qui touchera indirectement également le consommateur et qui sera donc payé par les Castelviroi-se-s, aurait-elle pour but d'aider à dynamiser le marché de Viry-Chatillon ? Bien sûr que non.

Ainsi, le Maire qui avait annoncé diminuer les impôts, n'a pour le moment fait qu'une seule chose : augmenter les tarifs!


Mis à jour (Lundi, 12 Janvier 2015 21:32)

 

PostHeaderIcon Quel avenir pour la Régie de l'Eau ?

Les réseaux sociaux se sont fait l'écho de la déclaration conjointe du Président UMP de la régie de l'eau des Lacs de l'Essonne et du maire UDI de Viry-Chatillon visant à redéfinir l'avenir de la Régie de l'eau, soulevant des interrogations sur le sens profond d'une telle déclaration et sur l'avenir de l'eau potable publique à Viry-Châtillon.

La réponse de Gabriel Amard, fondateur et premier président de cette même Régie de l'eau et spécialiste reconnu de la gestion publique de l'Eau ne s'est pas fait attendre:
 
À messieurs Vilain et Sauerbach à propos de la Régie Publique eau des Lacs de l'Essonne

Messieurs, 

De manière concise, mais parfaitement vérifiable, je vous réponds sur 2 points pour lesquels vous véhiculez des messages erronés. 

D'abord, à propos de la Régie publique de l'eau.
Il est surprenant d'apprendre que vous refusez, en conseil d'administration de cette régie, une augmentation des tarifs alors même que c'est vous qui proposez et fixez l'ordre du jour et ses contenus. Libre à vous, donc, de présenter aux administrateurs un budget sans augmentation du tarif ! C'est une question de choix politique. Sur-jouer l'étonnement, c'est chercher à manipuler les usagers et les citoyen-ne-s. 
Les professionnels compétents et diligents qui vous entourent savent très bien suivre des instructions. Mais les Virois-es ne méritent pas d'être trompés. 

Sauf à ce que, quand on ne veut plus de son chien, on dise qu'il a la rage.

Si c'est cela votre objectif, les Virois-es doivent connaître, ou se rappeler pour ceux qui le savent déjà, la vérité :
Après la baisse de 37 % de leur facture d'eau en 2011 (au domicile principal pour une consommation de 120 m3 par an), le Conseil d'Administration de la régie et le Conseil communautaire, en 2013, ont choisi pour les 30 prochaines années un approvisionnement en eau pour Viry-Châtillon, puis Grigny, en partenariat avec la Régie Publique Eau de Paris. Sans « stress hydrique », à 42 centimes HT le m3 à l'arrivée à Grigny, avec une augmentation programmée de 1 à 2 % par an. C'est une eau de qualité naturellement potable qui provient de « trop pleins » dits des résurgences de Source de la foret de Seine-et-Marne. 
En revanche, la Lyonnaise des eaux nous fournissait encore, début 2014, à 89 centime HT du m3, avec des augmentations annuelles de 4 à 6 % par an, une eau de Seine potabilisée. 
Ce choix technique, sanitaire et financier est un choix pour le court terme comme le long terme qui garanti aux Virois-es une eau de qualité à moindre coût. 

Ensuite, depuis la création de la Régie Publique eau des Lacs de l'Essonne, les professionnels de cette dernière, répondant à la volonté politique qui guidait à la fois les élu-e-s et les associations de consommateurs, ont multiplié par 6, ou plus certaines années, les investissements afin de limiter les fuites sur réseau que nous avaient laissé le Syndicat Des Eaux d'Île de France et l'entreprise Veolia, fin 2010. 
Depuis lors, tout a été mis en œuvre pour que le rendement du réseau sur Viry-Châtillon soit de 85% alors qu'il n'était que de 80 % en 2011. Ainsi vous disposez d'un outil public performant qui fait faire des économies aux Castelviroises et Castelvirois. Économies sur des volumes qui, auparavant partaient en fuite, donc potabilisés pour rien, et dont le coût était pourtant répercuté sur la facture des usagers. Vous pouvez comparer cette performance avec les 40% de fuite ou 60% de rendements constatés dans trop de communes françaises !
Ainsi sont les pratiques des multinationales qui réalisent un chiffre d'affaire aussi grâce aux réseaux fuyards. 

J'attire votre attention, et là je m'adresse plus particulièrement au président de la Communauté d'Agglomération, sur le fait que l'ensemble de ces pratiques pénalisantes pour les usagers, aussi bien en matière tarifaire qu'en investissement, se poursuivent sur Grigny tant qu'il n'est pas mis fin au contrat avec Suez–Lyonnaise des eaux. 

À l'arrivée, vous devriez vous féliciter de pouvoir disposer d'un outil aussi performant, d'autant plus que la comparaison des tarifs avec les villes voisines est sans appel :

Même si vous augmentiez de 6 %, ce que je ne vous invite pas à faire, vous seriez à 1,26 € HT en 2015, alors que Savigny est déjà à 2,62 € HT en 2013 (Suez), Sainte Geneviève des Bois est à 2,146 € HT en 2013 (Suez), Vigneux est à 2,125 € HT en 2013 (Suez), Athis et Juvisy sont à 1,476 € HT en 2014 (Veolia) et Evry est à 1,4216 € HT en 2013 (Partenariat Suez et Régie publique). (Ces tarifs comparés étant tous sur une référence de 120 m3 consommés.)

Vous voyez, rien d'idéologique dans tout ça. Rien que de la bonne gestion des deniers publics que les usagers nous confient, vous confient. 
Alors ne donnez pas raison aux révélations de Marianne de 2012. Prouvez que vous n'êtes pas destinataires de mauvaises « notes blanches » de multinationales. Où alors, je mets en garde les Viry-Chatillonnaises et Viry-Chatillonnais : vous allez finir par trouver certaines « additions » salées.  [...]
 
Un conseil, si je puis vous en faire un, et si vous êtes capables de le recevoir :
vous avez à la ville et à l'agglomération de formidables équipes qui font vivre des services publics de qualité. Souvent les projets de services ont été élaborés par les agents eux-mêmes dans le cadre de projets de services participatifs, vous seriez bien bêtes de vous en priver, en les cassant pour les mettre dans les mains des profiteurs en mal de dividendes. 
 
Gabriel Amard
 

PostHeaderIcon L'action sociale : devoir de solidarité ou charité ?

Une Commune peut-elle identifier la solidarité municipale à un luxe incompatible avec une bonne gestion financière ? Une Ville n’est-elle pas l'interlocuteur de proximité le mieux placé pour concevoir, organiser, mettre en œuvre et évaluer la lutte contre l’exclusion sur son territoire?

L’action sociale n’est pas réservée à quelques individus, qui devraient s’accommoder d’un appui, certes de bonne volonté, mais dispensé par des bénévoles associatifs écrasés par la massification de la demande actuelle et à venir ?  Qui d’entre nous peut, de nos jours, s’imaginer définitivement protégé des aléas de la vie ? Souhaiterons nous, le cas échéant,  pousser la porte du service public, « seule richesse de ceux qui n’en n’ont pas » (ou n’en ont plus), garant de l’intérêt général, gage d’équité, de neutralité ? Ou bien, aurons-nous la force de nous diriger vers le monde du bénévolat, au risque d’avoir à nous confier à un habitant de notre quartier par exemple, même si nous savons que celui-ci est animé des meilleures intentions ?

L’apport du Monde Associatif est une richesse inestimable, incontestable et complémentaire à l’intervention des professionnels de l’action sociale, il en est ainsi dans de nombreux domaines de notre société. Pour autant, on ne saurait demander à cet acteur majeur de faire face, seul, à la précarité croissante de nombre de nos concitoyens.

Pour exemple, parlons de  la plateforme sociale municipale « ESPACE MOSAIQUE ». Des professionnels, assistés de bénévoles formés et bienveillants, ont fait de ce lieu un service public où l’on  s’informe sur des droits sociaux complexes, où l’on participe à des  activités d’apprentissage, mais où l’on peut aussi offrir ses propres savoirs, faire part d’ idées créatives, en un mot apporter sa contribution au fonctionnement de l’espace. Même si le fait d’avoir à y recourir pour se nourrir est, de fait, une démarche difficile, il est constructif d’être partie prenante d’un équipement dont  la vocation première est de (re)tisser le lien social. Cet outil pivot a permis aux  professionnels, au-delà de la nécessaire aide alimentaire, d’élargir le dispositif global d’insertion, d'aborder non seulement les conséquences des problèmes rencontrés, mais également leurs causes. Il permet, par là même, aux usagers d’être co-acteurs de cette démarche.

Ce service public vit-il ses dernières heures à Viry Chatillon ?

A l’heure où les média nous assènent en continu le discours stigmatisant de « ceux qui payent des impôts pour ceux qui sont assistés », peut-on un instant calculer –mot magique- le pourcentage d’impôts payés par un bénéficiaire  de minima social ?

Un bénéficiaire du RSA socle (500 € environ), est contraint de dépenser  l’intégralité de ses revenus dans le mois ! (bien avant la fin du mois d’ailleurs). Si l’on exclut le montant de son loyer (imaginons un loyer résiduel à 100€) il dépense le reste de son revenu (400€) pour ses besoins les plus urgents. En imaginant que ses achats ne soient concernés que par une TVA à 5.5 % (taux égal pour tous, quels que soient vos revenus), cet impôt indirect (dans cet exemple 20.85€/mois) représentera mensuellement  5.5 % de son reste à vivre. Sur 12 mois, il se sera ainsi acquitté de 250.20€. Il n’est donc pas juste d’affirmer que cette personne ne contribue pas au fonctionnement de notre société. 

Et si l'on utilisait un instant les termes du cynisme ambiant, en  considérant alors  les dépenses induites à moyen et long terme par la précarité, en terme de santé, de remédiation éducative, d’hébergement, etc. et leur impact sur les finances publiques ? C’est une réalité dont peu de commentateurs se saisissent. Il est plus facile de culpabiliser, de diviser, de désigner des boucs émissaires, que de parler prévention.  A qui le tour, demain ?

Alors, non ! La lutte contre l’exclusion n’est pas un luxe. Il s’agit d’une dépense d’investissement pour l’avenir de notre société. En aucun cas une Commune, interlocuteur direct de toute la population ne saurait déléguer, ni se détourner de cette responsabilité qu’elle incarne sur son territoire.

Il ne s’agit ici ni d’angélisme, ni d’utopie, il est simplement bon de rappeler à qui veut l’entendre, que donner à tout citoyen les moyens de sortir de la précarité, en l’informant, en l’aidant à actionner les leviers de l’insertion sociale, professionnelle etc. , contribue à enrayer la pire des atteintes à la dignité humaine : la dépendance, la résignation, la soumission.

Mis à jour (Lundi, 15 Décembre 2014 21:35)